BIOGRAPHIE

par Jean-Robert LONGHI, Auteur-photographe

Né à Toulon en 1964, j’ai grandi à Aix-en-Provence, puis à Venelles, sous le soleil de Provence, la Sainte Victoire sous les yeux aussi loin que remontent mes souvenirs. J’ai encore en tête,  les images de balades d’enfance dans les ocres de Roussillon. Mes grands-pères faisaient tous deux de la photo, dès les années d’entre deux guerres. Mon père s’y est essayé aussi. J’ai toujours vu des photos à la maison, j’en ai encore des cartons pleins, dont beaucoup datent de la fin des années 20, pour la plupart portraits de gens depuis longtemps disparus. Je me suis acheté mon premier réflex (Fujica) avec mon premier salaire d’été, à la fin du lycée, puis un deuxième boitier. Je me souviens de mon 400mm et de mes couchers de soleil. A l’époque, je dessinais beaucoup, même en cours, au lycée Cézanne, jusqu’à me faire sortir par la prof de philo. Et la filière scientifique vers laquelle on m’avait orienté ne me passionnait pas. Naïvement, je voulais faire les Beaux-Arts, mais ce n’était pas bon pour mon avenir. J’ai fait médecine.

En 1990, au début de mon internat, pour vivre ailleurs qu’à Marseille, je suis parti en Martinique. Je partais pour 6 mois ou un an, j’y suis resté 16 ans. Je m’y suis fait voler mon matos peu de temps après mon arrivée, je n’ai rien racheté. Et j’ai oublié la photo pendant de nombreuses années.

J’y suis revenu par les photos de mes enfants, en passant au numérique. Un compact Canon en 2004 acheté avant leur naissance. Puis un EOS400. J’en suis heureux, j’ai de magnifiques portraits de mes enfants. Puis un EOS60D en 2012. Je n’ai recommencé timidement à donner de la la place à la photographie que depuis quelques années. C’est comme cela que j’ai ramené quelques belles images d’Italie, de Venise, de Florence.

J’ai commencé à y croire depuis à peine deux ans, depuis que j’ai croisé le chemin de ma muse, même si je continue à douter fréquemment. Des amis ont commencé à me dire que je devrais montrer mes images. Depuis la fin de l’année 2016, je me donne les moyens de me consacrer à cette passion que je redécouvre, en autodidacte. Elle est pour moi, je m’en rends compte, vitale, elle me lave de ce que je ramasse dans mon quotidien professionnel. Je tourne souvent autour de l’eau. Du temps qui passe. De la lumière, mais c’est normal me direz-vous, c’est le substrat de la photographie. Et j’apprends à suivre mes intuitions, à ouvrir les portes qui se présentent. Je remercie Dominique Bergeret pour ses conseils précieux, généreux et nos longues discussions.

Les images que je présente ici ne sont qu’une partie de mon travail. J’ai ouvert une porte, et n’ai pas fini d’explorer l’univers où je me suis retrouvé. Mais je sais qu’il y a bien d’autres portes à ouvrir. J’essaie de m’éloigner de la photo et me rapprocher de la peinture. C’est une façon de saisir et mettre en lumière le mouvement. Et de réaliser que ce qui semble bouger sans arrêt est par essence permanent et fugace à la fois. Je ne sais pas toujours ce que je vais saisir, cela dépend de la lumière, de l’heure du jour, du jour de l’année. Mais, une fois la technique dépassée, cela laisse le champ libre à la création. Je peux passer des heures au bord de l’eau, sans voir passer le temps. Et j’ai alors fréquemment le sentiment de m’abandonner pour me mêler à ce que je contemple. C’est ce que traduisent mes images en pose lente. Peut-être vous y perdrez-vous ? Si on raccourcit légèrement la vitesse de prise de vue et qu’on change de focale, on peut aussi percevoir ce que recèle le mouvement, le jeu de l’eau et de la lumière. Si je montre mes images, c’est pour qu’elles prennent vie. Elles seront aussi ce que votre regard en fera.   
Je vous remercie de votre visite.
 

PS : je ne pratique aucun post-traitement sur mes images ;-)

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